Les Vacances

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Joué dans |
: | "Toute Seule Comme Une Grande". |
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| Écrit par | : | Muriel Robin et Pierre Palmade. |
| Interprété par | : | Muriel Robin. |
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Ce sketch est du même genre que "Tata Claudette" (Tout Robin). |
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- Photo non disponible -
« Terminer, terminer, les vacances avec le Roland et la Jocelyne, cest terminé. De toute façon cest bien fait pour ma gueule. On me lavait dit, on me lavait dit, qui cest qui me la dit ? , Y a quelquun qui me la dit Qui cest ? Oh ! , Ben qui cest ? Cest moi. Je métais dit par pas avec eux, quest ce que jai fait ? Je suis partie avec eux, voilà. Ils nous on bousillé nos vacances. Ah ! Non, mais mon mari, il faut plus lui parler de Roland et de Jocelyne, il se met sur le balcon, il hulule. Ça cest encore autre chose, hein ! : « Vous allez voir, on a loué un petit studio au bord de mer, on vous emmène, on soccupe de tout, on va passer dix jours, inoubliables » Ça sur le coté inoubliable, ils se sont pas foutu de notre gueule, hein ! Première chose quils ont fait en arrivant là-bas, cest de louer une télé. On sest très bien entendu sur les programmes, on a regardé les leurs, voilà. Alors midi et demi, le Juste Prix, Yac, à fond, ah ! . Sept heures et demi, Santa Barbara, Yac, à fond, ah ah. Huit heures, moi, je mapprochais de la télé pour les infos, crac, elle éteignait, pi elle éteignait hein ! . Alors les infos, je peux vous dire, on en a pas vu la couleur pendant dix jours. Il y aurait pu avoir deux guerres mondiales, nous, on laurait pas su hein ! , Donc. Elle éteignait, elle avait décidé : « On va pas regarder la télé en mangeant, on peut pas discuter. » DISCUTER DE QUOI ? ? ? .Quand jen parle, il y a tout qui remonte. Moi et mon mari, on tirait des têtes, mais jusque là. Ce Roland, mais je ne sais pas, je ne sais pas comment il se débrouillait, quand même, il est spécial lui. Il avait toujours finit de manger avant moi. Jattaquais mon dessert, il sattaquait les oncles des pieds Faut le faire, hein ! On fait ça à table ? Non, franchement, on fait ça à table ? Alors elle à la table, ça a été jusquau mercredi et puis après, elle à commencer à peler. Quelle pèle, je men foutais, jétais presque contente. Mais quà table, elle sarrache les peaux, Et ben, à eux deux, cétait la guerre du feu en direct. Bien agréable, ça aussi à nettoyer après le repas. Alors ça, le ménage, je men suis tapé, cest comme les courses, cétait à tour de rôle. Oui, ça a bien fonctionné : cétait un coup moi, un coup moi De toute façon, bien fait, bien fait pour ma gueule, jai rien vu venir. Jai rien vu venir. Bon alors je savais bien quon partait pas avec la famille De Rod Child. Mais de là à se retrouver avec les Bidochons hein ! , Parce que bon, Bidochons, ça passe encore, mais là cétait les Bicochons, hein ! . Ah ! Oui, parce qualors la baignoire le matin, à il fallait passer avant eux, hein ! , Sinon valait mieux aller se laver à leau de mer, cétait moins dégelasse, hein ! . Moi je ne sais pas ce quils trafiquaient dans cette salle de bain. Je ne pense pas quils se lavaient, en tout cas pas lui : parce qualors alors çà , jai jamais vu Je lavais dans le nez, mais sérieux hein ! . Une horreur, une infection. Mais alors, pareil, je pouvais pas la prendre elle et lui dire : Dit donc, je crois que ton mari il puuuuuuttt klaxonne un peu, non ? Hein ! ? Ça ce fait pas, bon, je ne sais pas comment vous faites, mais moi, je ne peux pas Alors après je me suis dit cest peut-être son tee-shirt a lui. Cest vrai que ce tee-shirt kaki Quand je dis kaki, cest un terme générique hein ! Alors, un jour, jai eu une idée, jai lancé, jai dit : Aller, on va faire un jeu. On se déshabille tous, on met toutes nos affaires à laver et après on les reprend Le Roland, il sapproche, il dit : « Allez-y, faites une partie, moi je suis crevé, je vous regarde. » Ah ! Non, cest pas possible. Alors, on dormait la fenêtre ouverte, on leur faisait croire quon avait chaud. En fait, on sétait aménager une arrivée dair. Parce qualors, mais là dedans, une étable. Remarquez, elle devait être bien lautre : elle ronfle, comme une vache. Ah ! Non, je pouvais pas croire dailleurs, quelle faisait ce bruit à elle toute seule. Je me suis dit le soir, il y a des gens qui arrivent, il y a dautres personnes quarrivent le soir. Ou alors, elle a un appareil, elle a peut être quelque chose qui fait fuir : oouuuaaaaaaaahh Ah ! Non, mais affreux, affreux, affreux. Alors mon mari, ça la pas gêné mon mari : Pas au début. Parce quil était toujours fourré dans sa maquette. Alors lui, quand il est dans sa maquette Vous savez les maquettes, hein ! Non, lui, cest à partir du combien ? Du quatrième jour quil a commencé à la détesté la la Jocelyne. Ben le jour ou, clac ! , Elle sest assise sur la maquette. On sait quon a affaire à la gourde hein ! , A la gourdasse, enfin la gourdayache hein ! Affreux, mais rien, il ny a pas un truc qui cest bien passé. Je peux même pas en nen reparlant, mais rien Je peux pas sauver un truc Foutoir, toute la journée, elle remettait rien à sa place et alors, le seul jour ou elle à un petit peu rangé Bon, ben, le lendemain matin, moi, je me suis brossé les dents avec la mayonnaise Elle sen fou, elle sen fou. Inconsciemment, elle sait quon va passer derrière, et quand je dis quon, con va passer, con, cest moi hein !, Cest moi qui vais passer derrière. Un jour elle me dit : « Jtrouve que tu bronzes pas facilement » CONNASSE Ah ! Non, mais cest affreux. Pour que je bronze, il aurait fallut déjà que je me mette au soleil, que jai le temps. Elle était noir, trop, trop même. Mais ça, mes produits, je le sais, ils sont formidables hein ! . Oui, je dis mes produits, parce quen vacances, elle nutilise que les produits des autres. Elle préfère. Cest mieux, pour sa petite peau peau, cest mieux. Elle a vidé tous mes pots : crème de jour, crème de nuit, liquide à lentilles, Elle porte des lunettes. La nuit elle devait ôter ses les lunettes (et les tremper). Je sais pas Non, puis, je reconnais quà la fin, jétais plus objective. Quand je la regardais avec ce teint mat, cette coupe de cheveu loupée, la marque des lunettes en plus, elle faisait peur. On aurait dit un petit sanglier. Il y a un jour, je me suis dit, jvais décrocher le fusil, je vais me la faire, aller, Ah ! , Jallais vous oublier Mistinguette Ah ! ,... cest le nom de leur petite chienne. Alors, eh ! .. pour vous donnez une idée Comment, un ragondin, basic, enfin basic, option angora quand même. Y a toujours des petites pattes. Enfin il y a le chien et puis des petites touffes, touffes, touffes, touffes, touffes, touffes, touffes Donc, hein ! Qui fait de leczéma, hein ! , Aussi, cest une option en plus. Et alors cette chienne, elle a une particularité, cest quelle ne faisait pipi que dans le studio. Cest à dire que le matin, si vous marchiez pieds nus, bon ben fallait bien, ne serait-ce que pour aller vers vos pantoufles, et bien, il y avait une chance sur une, à peu près, enfin hein ! , pour que vous posiez le pied dans le pipi de Mistinguette, quand cétait pas autre chose Alors le matin, vous ouvrez les yeux, déjà lodeur : aaaahhh et tout de suite derrière : paf : ouaahh, là dans le coin, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe ! . Ça, ça vous lance une journée mais plein pot hein ! . Non mais si je vous racontais tout, vous me croiriez même pas. Le dernier jour, moi, je voulais rendre le studio propre. Eux, cétait le dernier de leur souci. Eux, ils sen foutent. Bref, je ne sais pas comment ça sest goupillé entre les bagages et les chiffons. Toujours est-il que jai retrouvé la Jocelyne en train de briquer lévier avec mon carré d'Hermès .Oui, ben qui résiste drôlement bien à la javel dit dont Ça cest la bonne nouvelle. Enfin bon, jai rien dit. Je suis descendue sur la plage : jai pleuré, ah ! Oui, deux heures, ah ! Ben oui, jen ai profité, cétait marée basse. La fille qui pleure, la fille, la mer, la fille, la mer, un coup elle, un coup moi, tac, tac. Et cest là, dans une grosse vague, cest là, cest là que je me suis dit plus jamais, ah ! Non, alors je vais vous dire, vous êtes témoin, mais alors vraiment, je nai quune parole, je peux vous dire, plus jamais on ira à la mer avec eux. Ah ! non, tant pis, la prochaine fois, on ira à la montagne... »
FIN
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