C H R I S T I N E  ]

Joué dans 

 :   "Tout M'énerve",
d

Coécrit par 

 :  Muriel Robin & Pierre Palmade,

Interprété par 

 :  Muriel Robin,
d
Ce sketch est assez peu connu du répertoire de Muriel Robin...

 

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« Pas du tout Christine, je suis très contente de te voir. Écoute, j’ai libéré mon après-midi pour toi. Mais oui, mais je comprends, je comprends que tu aies besoin de te confier à quelqu’un surtout après ton coup de téléphone et je veux te dire que je suis plutôt flattée que ce soi moi. C’est vrai qu’il y a toujours eu entre nous, une espèce de … de complicité. C’est, c’est au-delà des mots … (Aux enfants, d'un ton sévère) Jérôme et Séverine allés jouer un peu plus loin, je discute avec Christine … (A Christine)Très contente. (Aux enfants) Pas trop loin non plus, après je vous vois plus. (A Christine) Alors, Dis donc tu as une petite mine toi. Alors raconte qu’est-ce qui c’est passé. Raconte, j’ai tout mon temps (Elle regarde sa montre). Alors c’est, c’est Jacques. Je m’en doutais un petit peu. Alors qu’est-ce qui t'a dis lui exactement ? : Jacques à dit, oui, Jacques à dit "fous le camp",... Christine, si Jacques a dit "fous le camp",... (Elle se lève, part puis revient vers elle en riant) Salut Christine, Ah ah ah ah ah ah ! ! ! … Je trouve ça rigolo… excuse-moi, pleure pas, excuse-moi, excuse-moi, excuse-moi, pleure pas, excuse moi … Je pensais que ça allait te … Pardon, … Je veux dire, qu’est-ce qu’il a dit alors, lui ? Alors, il a dit quoi ? … Popo ! ! ! Pourquoi il a dit popo Jacques ? Ah pardon, c’est Jérôme, je … ! ! ! Deux secondes, … (A Jérôme) non Jérôme, popo, pas popo, p'tits pots … et ben regarde dans le frigo, ils ne sont pas dans la voiture oh ! … (A Christine) Excuse-moi Christelle, … Christine ? , … Christelle ? , … Christine. C’est bien, ça te va bien en tout cas. Moi j’aime bien hein ! Alors, alors, bon, Jacques et toi, Jacques et toi, ça va pas. Ah pi alors quand ça ne va pas, ça ne va pas hein ? Ça va pas, ça va pas, ça va plus ! T’as un truc dans l’œil là, tu veux un kleenex, non ? Pénible pour moi, parce que je suis en face et je le vois bien quand même. Il est … Séverine, attrape un kleenex pour machine. Voilà, oui alors je t’écoute… oui, (Elle passe sa main dans ses cheveux, se recoiffe) il est parti depuis trois jours, oui, oui quand même… Tu as vu, j’ai changé de coiffure moi ... Oui… oui, trois jours, ça, alors ça tu l’as dit bouffi. Oui … oui trois jours. Je vais te dire, au bout de trois jours, on peut quand même se demander… (Aux enfants) Non Séverine et Jérôme arrêtés de jouer au papa et à la maman. Si ça se trouve, Christine est cocue, vraiment, c’est pas le moment ! ! ! (A Christine) Si, ben si, si ça se trouve Christine, faut commencer à y penser. Christine peut- être que hop hop hop hop (Elle fait les cornes) Deux secondes, ça fait rire les gosses … (Elle fait les cornes aux enfants) C’est rigolo. (A Christine) Ben, ne pleure pas, c’est vrai que ce n’est pas le moment. (Aux enfants) Allez, allez, fou... Foutez le camp. Non, non, Christine n’a pas envie de … (A Christine) T’as pas envie ? … (Aux enfants) Non, non, elle n’a pas envie de … Et je le comprends très bien. Je le respecte. Foutez le camp dans votre chambre. Oh ! C’est terrible … (A Christine) Excuse … Je t’écoute. Oui … oui... ah !  Bon..., et alors …oui, … oui, (Aux enfants) Je vous vois là bas… (A Christine) oui je t’écoute toi, hein, …oui, (Aux enfants) ça va tomber, (A Christine) oui je t’écoute toi, … (A Jérôme) tu vas t’en ramasser une, Jérôme, (A Christine) toi aussi d’ailleurs, tu vas t’en prendre une … (Confuse) Excuse-moi, excuse-moi, … (Aux enfants) Foutez le camp dans la chambre. C’est terrible, moi j’arrive plus à me concentrer sur cette pauvre crétine … ! ! ! Christine … (S'énervant) Ben je sais que tu t’appelles Christine, … C’est laborieux. Faut dire que t’es pas claire toi aussi quand tu racontes. Alors, eh … Bon, alors …eh… Calmons-nous, calmons tout, … Raconte d’où tu tiens ça. Tu as eu des échos ? Oui, Martine (Elle se pince le nez et parle), Jean-Paul, Patricia, Thomas … Tu n'as pas su Thomas. Il a eu un accident de moto, un truc épouvantable. On l’a amputé de la jambe … Je suis allez le voir à l’hôpital mais, il arrêtait pas de bouger alors eh ... Je vais demander à Jérôme parce que lui il est comme son père, il voit tout : bricoleur, tu sais, c’est toujours pareil, … Jérôme, c’est quelle jambe déjà, qu’on lui a coupé à Thomas ? … C’est le bras gauche ! Pff… J’ai bien fait de demander … Faut dire que moi, quand je suis entrée dans la chambre, il y avait Jacqueline, on s’est tout de suite misent à discuter. Moi, j’avais une jambe dans la tête, tu vois. Bon, hein, … D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi on parle de tout ça, parce qu’on s’est éloigné et on parlait pas de ça du tout … Alors, eh … du coup, je sais plus d’ailleurs très bien ou on en est … eh … eh … Je ne sais plus du tout ce qu’on disait hein, … perdue, … hein, … bonsoir, … Pourquoi ils me font ça les gamins maintenant ? (Faisant les cornes) Ah oui, ah t’avais pas la frange à une époque ? Toi tu l’as eu la frange hein ? Ah, si, tu l’as eu, t’as eu le chignon, t’as un petit peu, t’as eu un petit peu, t’as eu une petit, petit, t’as les tresses … ça t’allais bien, aussi, bon . Résumons la situation. Donc, Jacques est parti, ça c’est d’accord. Toi tu es là. Et ta sœur … Ben, écoute-moi, je te demande des nouvelles de ta sœur, je ne suis pas censée savoir que tu en as pas ! Je ne fais pas des fiches sur tout le monde. Tu prends tout mal Corinne ! Oui, alors ça aussi, c’est pareil : Corinne, Christelle ou Christine, vous commencez à m’agacer toutes les trois. Mais, mais, mais c’est pas bien méchant tout ça. Écoute, tu as besoin de te changer les idées, c’est tout. Écoute, tu es toute seule ce soir, tu restes à dîner avec nous. C’est dit, c’est fait, on ne revient pas dessus. Voilà, ça va faire plaisir à tout le monde. Tu sais que les gamins t’adorent en plus. Allez, c’est dit. Jérôme et Séverine, Christine reste dîner avec nous ce soir … (Attendant une réponse des enfants) … Ils doivent être au fond du jardin… Tu y vas, tu vas les rejoindre. Voilà, très bien, très très bien tes chaussures, j’aime beaucoup. Comment, ah ! Écoute, on mangera ce qu’il y aura, à la bonne franquette. Voilà, tu tires la porte, Merci ... ;
(Au téléphone) Allo, Jacques... »

FIN.

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